Une nouvelle AMAP locale ? Réunion le 10 octobre 2017 à Lancieux.

Vers des paniers de légumes bio produits à Lancieux.

La nourriture que nous consommons parcourt souvent des centaines de  kilomètres en camion sans que la qualité et le goût ne soient au rendez-vous. Pourtant, une autre alimentation est possible !
Des paysans locaux motivés peuvent nous approvisionner directement en produits frais et de saison.
Une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) est en préparation à Lancieux pour permettre :

  • à des consommateurs lancieutins de bénéficier chaque semaine de produits locaux, sans pesticide, pour un prix intéressant puisque sans intermédiaire. Ces consommateurs soutiennent ainsi l’agriculture écologique et l’économie locale via un abonnement « panier de légumes » ;
  • aux paysans du territoire de vendre leur production et de vivre dignement de leur travail ;
  • à chacun des acteurs de profiter de rencontres conviviales utiles à un  mieux être environnemental, social et gustatif !

Pour préparer la création d’une nouvelle AMAP locale, l’association des AMAP d’Armorique vous invite le Mardi 10 octobre 2017 à 20h Mairie de Lancieux avec :

Michel Chabuel, fondateur de l’Association des Amap d’Armorique (06 99 08 37 51. m.chabuel@orange.fr  )

Vincent Gazeilles, nouveau maraîcher installé à Lancieux (ferme de La Nouvelais. 22770 Lancieux. 07 88 27 01 19. vincent@lanouvelais.fr)

Réseau d’irrigation en préparation

Et c’est parti pour la séquence irrigation avec le début des tranchées. Le réseau sera composé de près de 500 m de réseau enterré de diamètre 63 et 50 mm sur lequel seront piquées des prises d’eau de 1″1/4 tous les 16 m (soit une prise disponible à moins de 5 planches de distance).

Pour alléger le travail de terrassement, je démonte le cultivateur pour ne lui laisser qu’une dent centrale ce qui permet la réalisation d’un sillon préliminaire de plus de vingt cm.

Débroussaillage

L’agriculteur dont je reprends une partie du terrain a fini ses moissons. Place au marquage des futurs emplacements des allées, serres et planches de culture. Et début de la séance de débroussaillage et d’entretien des haies. En récupérant pas loin de 2 mètres sur les haies initiales, en tout cas près du sol, les manœuvres avec le tracteur seront facilitées. Déjà une trentaine de mètres de nettoyée, plus que 210 !

Agriculture Bio. Non à la baisse des aides

Le gouvernement Macron souhaite supprimer les aides à la bio (pour le maintien et la conversion) alors que ce soutien est majeur, notamment pour les agriculteurs en conversion biologique (comme moi, près de 900€ par an de subvention).

Pour soutenir l’agriculture biologique, signez la pétition pour demander le maintien des aides à l’agriculture biologique.

 

Polyvalence

Avant les cultures, le temps est au bricolage. Où l’on s’aperçoit rapidement que l’activité agronomique n’est qu’une partie de l’ensemble de l’activité agricole.

Ici, avec l’aide d’un ami très bricoleur, nous recyclons une vieille herse rotative Lely de 2,5m achetée pas trop cher et pas loin en une petite herse de 1,25 m. De l’économie circulaire appliquée. Encore quelques roulements et joints à changer avant la re-naissance de cet outil précieux pour préparer le sol avant les semis.

 

Un compte d’entreprise dans une banque éthique…

Pour fuir le crédit agricole et ses annexes dans les paradis fiscaux (voir http://financeresponsable.org/fiche-entreprise.php?id_entreprise=15) , j’ai tenté de trouver une banque soucieuse d’écologie et de social pour ma petite entreprise individuelle.
La NEF n’est pas encore assez grande pour offrir les fonctionnalités nécessaires (gestion en ligne, chèque, CB) ;
Le Crédit Coopératif demande 30€ par mois de frais de gestion, soit 10 fois le montant d’un compte de particulier, sans compter la carte bancaire ;
La poste ne fait pas de compte professionnel.

Bref, atterrissage au Crédit Mutuel de Bretagne faute de mieux. Ce n’est déjà pas BNP Paribas, Société générale ou le Crédit agricole.

voir aussi http://financeresponsable.org/entreprise.php

 

L’arrivée des outils

Même si ma démarche est de produire sans brutaliser le sol et en favorisant la vie souterraine, l’usage du tracteur quelques dizaines d’heures par an sera utile sur 1,5 hectares.
Les outils tractés principaux que j’ai retenus sont :

  • un canadien pour l’aération assez profonde des sols trop compactés,
  • un vibroculteur pour une aération plus superficielle et le mélange terre/compost en surface,
  • une herse rotative permettant de créer une structure de sol plus fine en vue des semis directs.

Trouvés sur un site d’annonce d’occasion, les trois outils arrivent. Il sont de 2,5m de largeur tandis que mes planches (plate-bandes cultivés) seront de 1 m !

La disqueuse et le poste de soudure à l’arc vont être nécessaires.

Ca pousse !

Essai de courges : ça pousse ! Mais celles sur bâche tissée ont été partiellement coupées net ou blessées par le bord agressif de la bâche remuée par le vent (penser à bien tendre le tout la prochaine fois).

Essai de betteraves : ça pousse, tant en repiquée qu’en semis.

Essai de patates : ça pousse, mais les taupins de cette ancienne prairie ne sont sans doute pas loin…

Essai de pois gourmands et de fèves : ça pousse

Essai de blettes, un peu tôt pour dire…

A suivre